Carnet de route

Escalade - Saint-Léger Février 2012

Sortie :  Week-end escalade - St Léger du 24/02/2012

Le 20/03/2012 par Joseph Teyssier

Saint-Léger Février 2012

 

Au début, je la sentais mal, cette sortie…D’abord, les deux semaines à -15° de début février qui incitaient plus à faire du ski ou de la cascade de glace au Hérisson et puis la phrase qui tue de mon fils: «Papa, t’es fou de partir avec ce groupe, tu vas être le plus nul de tous!»

 

Je retiens finalement que pour être le plus nul, il fallait d’autres nuls…

 

En tout cas, le voyage me parût assez court, entre la pause «tarte de Villemotier» à Isardrome et les énigmes toutes plus tirées par les cheveux les unes que les autres.

 

Arrivée à 22h30 au gîte que nous connaissions en partie, le poêle allumé par le proprio  respirait bon les soirées hivernales, les topos circulaient déjà pour élaborer les projets du lendemain et soudain le drame : qui allait partager le lit à baldaquin avec l’ancêtre péteur, ronfleur, renifleur sensé  se lever trois fois par nuit pour soulager sa vessie? Réponse en regardant le reportage photos.

 

Samedi matin, le réveil de Bertrand secoue les jeunots. Les plus expérimentés attendent l’odeur du café et le ronflement du poêle pour sortir le nez du duvet.

 

Secteur face sud pour tout le monde, les octogradistes s’échauffent rapidement et repèrent leur projet en 8a de la journée. Le châtelain vergeois voit le 7a+ qui l’obsède depuis un an lui résister encore alors que Bertrand enchaine a vue. Gérald craque deux fois sous le relais de la même voie.

 

Première chute pour Sylvain qui maltraite son genou droit, deuxième chute pour Sylvain qui maltraite son genou gauche… Heureusement qu’il n’est pas cousin avec un mille-pattes.

 

Matthieu empoche «Unis vert, minet râle» (7c)

 

Plein de beaux 6 pour les autres et retour le soir au gîte.

 

Après la douche, les apéros s’enchaînent en attendant le risotto légendaire de Matthieu, ses dégustations à l’aveugle et ses bananes flambées au rhum arrangé par son papa. Maxence mémorise la recette et nous fait illico une démonstration. Sylvain, entre deux libations, tente de rappeler les règles du tarot à Bertrand qui confond avec la bataille et le mémory. Mat le jeune et Gérald se la jouent «chasseur de plantigrades» en fixant déjà le rendez-vous d’après 7a+ au lendemain midi, secteur Andalouse.

 

Gros quart d’heure d’approche ce dimanche donc, mais vers midi, point de Phidippidès à l’horizon  ni de tonitruant Te Deum sur les portables. Tout le monde comprit vite que Matthieu le Vergeois reviendrait l’an prochain. Pat et Matt se trompent de porte dans l’accès aux Champs Elysées (7a), mais se réorientent rapidement pour cette belle ligne qui  sera juste devancée  par «les maîtres vautours» (6B+) au classement des étoiles. Visite du Nez de la Baleine pour Marion et moi-même et découverte du dernier secteur équipé, un must pour les prétendants au haut niveau. Sylvain, en délicatesse avec son poignet, réussit malgré tout la difficile traversée est-ouest du hamac. Bertrand empoche «le temple de la méduse» (7b) au premier essai, Maxence peaufine son entraînement et rêve déjà à son premier 7b (ce sera «Geneviève» à Chambly qui succombera une semaine plus tard). Pat et Matt sont réguliers dans le 7b+ à vue (chute de chèvre) ou le 7c, premier essai  (Cap au large).

 

Arrive le crépuscule,  Matt allait se la jouer romantique: alors que l’or du soir couvrait d’ocre la chevelure minérale de la face sud, sous l’éclat naissant de Vénus tutoyant un fin croissant lunaire, notre Noureïev agnésois déroulait ses entrechats dans «Spite Bouse» (8a), s’octroyant par là-même la priorité aux dernières bières du gîte.

 

Les quatre qui partaient le soir même avaient déjà bouclé leurs bagages. Tout le monde se délecta de la monumentale raclette de Pat, monumentale, il en restera pour le déjeuner de lundi, le repas du midi et je crois même qu’à Vevy, ils en mangèrent toute la semaine.

 

Matthieu le jeune et Gérald, la gueule échafaudaient des plans pour un retour à St Léger trois semaines plus tard. Bertrand, malgré ses 5000 pesos mensuels, regrette d’avoir à travailler le lundi, n’emportant dans sa besace qu’un maigre 7a+  à vue et un 7b au premier essai.

 

Le lundi débutait mal : je pensais qu’il incombait à l’organisateur de la sortie de nettoyer le gîte pendant que les autres allaient grimper. Que nenni, il fallut tous s’y coller avant de rejoindre la face est. Pauvre Marion, qui, voyant les deux performers se tirer vers les grands dévers, comprit qu’elle devrait se coltiner toute la journée l’ado ronfleur nocturne et le vétéran péteur diurne. Au tirage au sort, c’est Maxence qui fût désigné pour poser les dégaines… Trois superbes lignes en 6, dont la dernière en 6b+ allait lui rappeler… Chambly! (je vous  le dis, il était déjà avec «Geneviève».)

 

Retour au parking à 17h30. Notre couple d’octogradistes nous content leurs nouveau 7b+ à vue (l’âme de mon slam) et le second 7c, je crois, du week-end au premier essai pour Pat.

 

Retour à Lons vers 21h.

 

En cette période de remises des Oscars et des Césars, je me dois de remercier le grand organisateur, les cuisiniers, les acteurs de ce film, mon père, ma mère, mon frère et ma sœur …

 

Retrouvez les performances détaillées des participants dans l’édition en patois provençal du magazine «Grimper» d’avril.

 

Le chargé de communication : Joseph

 

…pour Marion, Maxence, Sylvain, Bertrand, Gérald, Matthieu le jeune, Pat, Matthieu l’ancien.
 







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